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15 Janvier 2004
L'association qui favorise l'épanouissement socio-professionnel des travailleurs handicapés psychiques, vient d'être reconnue d'utilité publique.
Alpes-Insertion, qui gère l'Espace Industriel d'Adaptation, gestionnaire de l'Atelier protégé, réunissait jeudi dernier l'ensemble du personnel ainsi que leurs usagers à l'occasion de la nouvelle année, afin de faire le point sur les activités.
Sylvain Valette, en l'absence de la nouvelle présidente Simone Fouratier, a présenté le nouveau conseil d'administration, rappelant le rôle important de chaque administration au sein de l'association. Les valeurs développées par le directeur Jean-Pierre Faure sont le rouage essentiel de la cohésion sociale, à l'image de ce "bateau" présenté sur écran, qui symbolise les deux associations et leurs activités et dont l'hélice de propulsion comprends administrateurs, usagers et personnel salarié.
Sylvain Valette a annoncé qu'Alpes-Insertion est reconnue d'utilité publique depuis le 23 décembre 2003,
"ce qui la positionne maintenant comme étant une des rares petites associations de France à obtenir une reconnaissance officielle des pouvoirs
publics", a-t-il précisé. Et de rappeler que cette démarche a nécessité plus de cinq ans de travail de la part de toutes les équipes en place, cette reconnaissance représentant pour l'association, les usagers et tous les tiers un label qualité. Premier pas vers une communication extérieure, le site internet (www.espace-ia.com) est également un outil d'information pour les pouvoirs publics et les usagers potentiels, a-t-il dit. Le directeur Jean-Pierre Faure a, en quelques mots, soulignés l'importante activité des structures ainsi que le bel exemple d'insertion socio-professionnelle de certains. En effet, quatre personnes sont passées du CAT à l'Atelier Protégé et deux de l'Atelier Protégé ont intégré le milieu ordinaire du travail. Un bon résultat qui s'inscrit dans
"le parcours de progression" que le directeur souhaite faire avance: il s'agit en effet de faire progresser les individus et non de les maintenir dans leur statut initial.
De son coté, Yannick Boulard, le maire de Fontaine, a rappelé le rôle indispensable de telles structures, soulignant qu'au fil des années la technicité des produits réalisés ici s'est accrue, permettant de travailler avec d'importantes entreprises de l'agglomération.
Jean ESCALON
Janvier 2003
En 1972, Alpes Insertion, association dont la
vocation est l'insertion professionnelle des personnes handicapées psychiques,
créait son premier CAT qui accueillait alors 30 usagers. Aujourd'hui, il est
devenu Espace Industriel d'Adaptation et emploie 68 personnes boulevard Joliot
Curie à Fontaine, locaux qu'il partage avec le siège de l'association. Le CAT
réalise de nombreux produits pour le compte d'entreprises locales, notamment
Caterpillar. Alpes Insertion compte désormais quatre structures différentes :
un CAT, une section d'évaluation, un atelier intermédiaire et un atelier protégé,
soit 110 personnes. Cette " fabuleuse aventure humaine ", comme
l'indiquait le président de l'association Sylvain Valette, était fêtée le 24
octobre 2002 en présence des clients, partenaires et organismes de tutelle du
CAT. Le président a également souligné l'action du directeur de la structure,
Jean-Pierre Faure, qui a toujours oeuvré pour que les usagers puissent être un
jour " handicapables ".
Soirée très conviviale inaugurée par José Arias, vice-président du Conseil
Général, Dominique Blais, secrétaire général de la Préfecture, Yannick
Boulard, maire de Fontaine, dans un décor original créé pour l'occasion. Un
diaporama retraçant l'histoire de l'association était commenté par Sylvain
Valette et Simone Fouratier, vice-présidente d'Alpes Insertion.

25 décembre 2002
FONTAINE. Alpes-Insertion regroupe quatre
structures qui ont pour objectif d'offrir à des personnes handicapées
psychiques une insertion socio-professionnelle.
En 1972, était créé à Fontaine un Centre d'aide par le travail qui
accueillait une trentaine de travailleurs handicapés. Au fil des ans, ce CAT
est devenu le plus important et a pris, en 1988, le nom d'Espace industriel
d'adaptation. C'est alors le point de départ de création de nouvelles
structures et sous l'impulsion d'hommes de terrain soucieux de mieux orienter
les usagers, l'association crée en 1990 la Section d'évaluation qui reçoit
des personnes orientées par la COTOREP, pour observation et évaluation des
capacités d'adaptation au travail.
L'année suivante, une nouvelle association voit le jour : il s'agit de
Fontaine-Insertion dont le but est de gérer une nouvelle structure d'accueil,
l'Atelier protégé qui reçoit des personnes stabilisées dans leur maladie et
qui est un établissement socio-économique, véritable entreprise qui se
finance en grande partie par sa production. Les personnes qui y travaillent sont
salariées.
Ressentant le besoin d'une préparation à l'entrée au CAT, l'association crée
en 1997, un Atelier intermédiaire, passerelle entre la section d'évaluation et
le CAT.
Au cours de ces trois dernières années (1999- 2001), de nouveaux bâtiments à
usage d'ateliers ont vu le jour dans la zone industrielle des Vouillants : de
nouveaux investissements qui donnent à l'association et à ses structues un
outil de travail de qualité performant offrant d'excellentes conditions de
travail.
Aujourd'hui, les différentes structures sont au nombre de quatre : trois dans
le cadre du CAT/EIA (la section d'évaluation, l'atelier intermédiaire, le CAT)
; une dans le cadre de Fontaine-Insertion qui gère l'Atelier protégé. Toutes
sont dirigées par un directeur Jean-Pierre Faure.
L'ensemble accueille plus d'une centaine d'usagers par an, en équivalent temps
plein. L'équipe d'encadrement et pédagogique s'emploie à faire évoluer
chaque personne accueillie dans un cadre qui convient à son état et le
parcours de progression qu'elle leur propose peut permettre de pénétrer le
milieu ordinaire du travail.
Le 30ème anniversaire a été marqué par une réception qui a regroupé
environ 150 personnes du monde politique, économique, social et du travail. Une
visite des ateliers a permis aux invités de se rendre compte que ces ateliers
n'étaient en rien différents de ceux des entreprises du " milieu
ordinaire du travail ".
Les personnes présentes ont pu apprécier la qualité du travail mais aussi les
conditions dans lesquelles celui-ci a été réalisé.
Le président d'Alpes-Insertion, Sylvain Valette a fait l'historique de ces
trente années au service des personnes handicapées. Sont également intervenus
pour l'association Simone Fouratier, Raphaëlle Comby et le directeur
Jean-Pierre Faure.
Quant aux personnalités qui ont pris la parole : Yannick Boulard, maire de
Fontaine, José Arias, vice-président du conseil général, Dominique Blais,
secrétaire général de la préfecture représentant le préfet et pour le
monde économique Jean-Paul Faure, Pdg de Caterpillar. Etaient également présents
Didier Migaud, député, Francois Fouard directeur départemental de la DDTE,
Maryse Leoni de la DASS.
Jean ESCALON

1er novembre 2002
Il y a trente ans, naissait en Isère un centre
d'aide par le travail (CAT), organisme médico-social qui accueillait alors une
trentaine de travailleurs handicapés. Aujourd'hui, cette structure est devenue
Alpes Insertion mais son objectif reste l'insertion sociale et professionnelle,
par le travail, de la personne handicapée psychique. Présidée par Sylvain
VALETTE, Alpes Insertion regroupe le CAT d'origine, enrichi d'une section d'évaluation
(qui examine les possibilités de réinsertion des usagers). Elle se compose également
d'un atelier protégé qui reçoit des personnes stabilisées dans leur maladie
et travaillant dans des conditions de droit privé, et d'un atelier intermédiaire
qui sert de passerelle entre la section d'évaluation et le CAT. Les locaux se
sont également agrandis grâce à l'achat de bâtiments supplémentaires.
Aujourd'hui Alpes Insertion accueille plus de cent usagers qui travaillent sur
des produits destinés à une douzaine de clients, parmi lesquels Schneider
Electric, Caterpillar, Petzl ou Kis.
L'association a dans ses cartons de nombreux projets, comme la montée en
puissance du travail à temps partiel (très demandé, mais qui se heurte pour
l'instant à des difficultés administratives), le développement de locaux et
leur redéploiement géographique et la mise en place de mesures
d'accompagnement concernant les activités de loisirs (week-end et vacances), le
logement, etc. L'association souhaite également réfléchir sur la prise en
charge des usagers au moment de la retraite.
Pour accompagner son développement, Alpes Insertion recherche des
administrateurs bénévoles possédant des compétences dans des domaines comme
le management et la gestion, la comptabilité, l'électromécanique, la création
de site internet, la communication ou encore le droit social.

n°158 mensuel municipal - Decembre 2002
Depuis trente ans, l'association Alpes
Insertion, installée à Fontaine, permet à des personnes handicapées ou
atteintes de troubles psychiques de bénéficier d'un emploi. Si l'intégration
et la valorisation restent des priorités essentielles de cette structure, la
prise en compte de compétences et un souci de productivité ne sont pas exclus.
Deux ateliers très distincts font partie de
Alpes Insertion : un Centre d'Aide par le Travail, crée en 1972, destiné aux
personnes handicapées et, depuis 1991, un atelier protégé pour ceux qui
souffrent de troubles psychiques. Ainsi, tandis que le CAT, qui peut accueillir
jusqu'à soixante-huit employés reste une structure médico-sociale,
l'autre établissement, qui emploie quarante personnes, obéit à la législation
concernant n'importe quelle entreprise.
« Avec cet atelier protégé, nous sommes
assez innovants, souligne le directeur Jean-Pierre Faure. En effet, si l'Isère
bénéficie d'un grand nombre de structures pour les handicapés, en revanche,
les troubles psychiques n'ont pas autant de moyens. Pourtant, il existe un
grand nombre de personnes, fragiles psychologiquement, dont les compétences
doivent être prises en considération : ils ne présentent pas de troubles
suffisamment importants pour avoir une place en CAT et ne parviendraient pas à
s'insérer dans une entreprise « classique ». Notre structure vise avant
tout à les aider, à les réhabiliter : il s'agit là d'une prise en charge
nouvelle, indispensable… »
D'où un nécessaire accompagnement, qui
demande l'attention d'une équipe éducative et un travail d'écoute . «
Pour certains, c'est un nouveau départ, alors qu'ils étaient en rupture
avec le milieu du travail. Nous proposons un cadre rassurant, sans pour autant
être laxistes. Une place en atelier protégé avec un contrat de travail,
c'est déjà de l'insertion. » La réalité des tâches à accomplir
n'est jamais oubliée et le contrat est rappelé lorsqu'il s'agit de gérer
des problèmes d'absence ou de rechute. « Mais nous n'avons pas accès aux
dossiers médicaux. » Il semblerait que la réadaptation passe par une
exigence, permettant à chaque salarié de prendre conscience de son potentiel.
«Cet emploi constitue pour moi un facteur très important pour m'empêcher
de rechuter» souligne un salarié.
Les entreprises qui font appel à Alpes
Insertion apprécient avant tout d'obtenir des résultats de qualité, dans le
temps demandé : « fabriquer une armoire électrique complexe ou des
assemblages électromécaniques est à notre portée ! » Un argument que le PDG
de Caterpillar ne manqua pas de rappeler ; lors de la cérémonie qui eut lieu
à l'occasion du trentième anniversaire : « je leur donne du boulot, parce
qu'ils le font bien ! » Et apparemment, il n'est pas le seul à penser
ainsi.